12/10/2026

Impressions : démos et playtests, deuxième

Les jeux vidéo c'est bien, parlons-en ; cette fois-ci avec un thème.

Bloodspill

(first person shooter, 2026, sur Steam)

Un boomer-shooter qui se veut simple (une arme de mélée, un arme à distance, c'est tout) et ne cache pas du tout son inspiration des "arena shooters" des années 90, Unreal Tournament en tête. Quatre modes de jeu: deathmatch, team deathmatch, capture the flag, et conquest (qu'on appellerait "domination" dans UT), des bots un peu cons (comme dans UT), du mouvement satisfaisant (comme dans UT), un côté "no bullshit" qui fait du bien (comme dans UT), et un annonceur (comme dans UT). L'arme à distance est une arbalète, on fait du one-shot mais avec une longue recharge ; autrement dit c'est du railgun arena, et c'est captivant. La production est assez moyenne, ça fait un peu prototype, mais c'est quand même bien marrant. Oh, et en capture the flag il y a une map avec deux chateaux face à face et un chemin en forme de 8 entre les deux, comme dans UT. J'ai bien aimé, mais je ne l'achèterai pas.

Kill the Man in the House

(first person shooter, 2026, sur Steam)

Certainement inspiré par Cruelty Squad, ceci est une toute autre bête. Abstrait, acidulé à la limité de l'agression visuelle, faussement basique, exagéré à souhait. Le principe est dans le titre : à chaque niveau se trouve une cible à assassiner, et une palanquée d'hostiles autour ; tout le reste est laissé au choix, pour peu qu'on ne fonce pas en ligne droite on découvre des détours immenses et des possibilités de destruction hilarantes. Ça n'a l'air de rien, les captures d'écran ne lui rendent pas justice du tout, on se laisse engloutir dans un cycle de fontaines d'hémoglobine que seuls les slashers des années 80 se permettraient, et on aligne bien des frustrations parce que simple ne veut pas dire facile. C'est du bon.

Deep Sheol

(first person shooter, 2026, sur Steam)

Quittons les exercices de style simples voire simplistes. Deep Sheol est un FPS d'horreur sûrement inspiré par Half-Life et par des classiques d'horreur comme Resident Evil, qui malgré une réalisation un peu "slavjank" a une belle esthétique et beaucoup de charme en plus d'une musique vraiment bien. Par contre au niveau level design tout tourne autour du key hunting avec énormément de backtracking qui devient vite pénible, ce qui n'est pas aidé par le combat qui rappelle vite Serious Sam puisqu'on est face à des ennemis qui sont tous des Usain Bolt en puissance qui foncent droit sur le joueur. C'est dommage, pour moi c'est non mais pour vous ce sera peut-être oui.

Derelikt

(first person shooter, 2026, sur Steam)

Un autre FPS d'horreur qui ne cache pas du tout son intention retro, cette-fois-ci l'époque Playstation qu'on reproduit jusqu'aux déformations de textures et de meshes (c'est désactivable et il y a même un mode haute définition si on veut le feel sans le look). En bref : System Shock et Resident Evil, une atmosphère magnifiquement exécutée et une histoire d'horreur cosmique qui parlera certainement à beaucoup. En tout cas moi ça me parle, c'est un grand oui.

Endless Isolation

(first person shooter, 2026, sur Steam)

Lui aussi doit beaucoup à Resident Evil et ne le cache pas. Visuellement c'est très crunchy (sans que ce soit paramétrable) mais ça reste lisible et l'esthétique rétro ne gêne pas du tout la jouabilité. Super boulot sur l'atmosphère, je l'ai trouvé encore plus angoissant que Derelikt malgré son côté très scripté et son utilisation de jumpscares. Pas mal, par contre un protagoniste muet aurait été mieux que l'acteur Temu qui a fait la voix.

Vampire Hunter: Nightrise

(first person shooter, 2026, sur Steam)

Encore un FPS d'horreur, mais sans le côté retro. Visuellement c'est low-poly moderne, en gameplay c'est un peu comme les DOOM modernes : il faut nettoyer une zone pour passer à la suivante, on peut étourdir les ennemis et on récupère de la vie si on les tue en mélée pendant qu'ils sont étourdis. Ça pourrait être bien, si les mouvements n'étaient pas aussi pâteux et les ennemis aussi mal animés. Bonne idée bien que peu original, mauvaise réalisation. Oh, c'est du slop. Tout s'explique. Non.


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