07/07/10

Dans ton lit, dans ton cul.

Pour ceux qui me connaissent, ou qui me lisent régulièrement, ce n'es en aucun cas une nouveauté que je ne suis pas un sinistre. Donc j'aime les conneries, et avec Internet et ses memes je ne suis jamais en reste. Pourtant aujourd'hui ce n'est pas d'un meme à la 4chan que je me suis amusé, mais d'un délire de fin de soirée arrosée entre amis (mes soirées sont trop branchées, vous n'y entrerez pas). L'idée est simple et tient en 6 lettres : "DTLDTC", ou "dans ton lit, dans ton cul". Pas exactement une proposition indécente mais un appel au détournement de maximes, titres, et autres phrases connues. Lancé l'idée sur Twitter ce matin pour voir si ça marche aussi bien sur les geeks que sur les amateurs de Corsendonk brune, et ça marche plutôt bien !

Quelques morceaux choisis, sans ordre particulier, pour la totale faites confiance la recherche Twitter :

  • Robert Mailleux dans ton lit, c'est du sérieux dans ton cul. #spécialpourlesbelges (@shirineouldamer)

  • "L'union dans ton lit fait la force dans ton cul" ou encore "Le respect dans ton lit garanti dans ton cul" #dtldtc #slogans #be1306 (@vertbruxelles)

  • le Brompton de @emich dans ton lit est l'attraction du jour dans ton cul #dtldtc (@pakal_vision)

  • Que le premier qui n'a jamais été dans ton lit, te jette la première pierre dans ton cul (@avaveen)

  • L'hirondelle dans ton lit ne fait pas le printemps dans ton cul (@batmrou)

  • Le gland dans ton lit ne tombe jamais bien loin du chêne dans ton cul (@Mcflee13)

  • Jamais deux dans ton lit sans trois dans ton cul (@jdek_twit)

  • Dans mon lit il y a des cactus dans mon cul (@3nJ0y)

  • @_klf Je t'en prie #danstonlit c'était un plaisir #danstoncul (@FrenchFigaro)

  • Jean qui rit dans ton lit Jean qui pleure dans ton cul. (@Blahypocondriac)



Et le Prix du Pisse-Froid revient à @Le_Velu pour son superbe cri contre l'humour de merde :

#dtldtc c pour recycler toutes les blagues déjà faites avec "entre les draps, entre les cuisses"? On se fait chier un peu non?


...la suite par ici...

06/07/10

Qu'est-ce qu'on peut écrire en hexadécimal ?

Pour l'instant au boulot je travaille avec un gentil morveuxétudiant fort sympathique qui assume une certaine geekitude nécessaire pour ce genre de métier. Par exemple, au lieu de glander totalement sur ToiTuyau, il a codé un petit bout de C, un programme qui vérifie quels mot on peut écrire uniquement avec des caractères hexadécimaux. Amusant. Et puis ça peut servir si on manque d'inspiration pour une IPv6 ou un magic number. Moi je l'ai refait mais en Python. Parce que Python, c'est bien.


#!//usr/bin/python

# Filtre sur les mots qu'on peut exprimer en hexadecimal
# Input: liste de mots sur STDIN, un mot par ligne
# Output: les mots valides, en hexadecimal, avec la version lisible
# Jean-Karim Bockstael - jkb@jkbockstael.be

import sys
import string

HEXCHARS = ('0','1','2','3','4','5','6','7','8','9','a','b','c','d','e','f')

for line in sys.stdin:
word = line[:-1].lower().translate(string.maketrans('tioslg','710519'))
for letter in word:
hexable = letter in HEXCHARS
if not hexable:
break
if hexable:
print word + ' ' + line,


Moi, le Python, j'aime bien.

...la suite par ici...

03/07/10

Grinderman - Grinderman

Si j'annonce un side-project mené par des quinquagénaires qui se séparent du calme de leur musique habituelle pour faire du rock garage bien gras, que les chansons sont écrites pour la guitare mais par un chanteur qui a toujours délaissé cet instrument, que l'album a été enregistré en quatre jours, ça vous fait peur ? Y'a de quoi, tous les ingrédients sont réunis pour générer un bon gros disque pour papy-hasbeen qui veut jouer au jeunot. Sauf qu'ici l'idée vient d'un certain Nick Cave.

Grinderman est né au cours de la tournée de promotion de "Abattoir blues / The lyre of Orpheus" de Nick Cave and the Bad Seeds. Ce cher Mr Cave s'est mis à écrire des chansons en composant pour la guitare (alors que ceux qui suivent savent que Nick Cave n'est pas exactement un guitariste). Le voici avec quelques chansons sur de la musique simple mais efficace, il embarque des amis des Bad Seeds (Warren Ellis, Jim Sclavunos, et Martin Casey) et ils partent enregistrer ça comme démo.

Ces quelques chansons ont formé la base de ce qui sera le premier album de Grinderman, intitulé sobrement "Grinderman". De leur propre aveu, les quatre compères n'ont pas du tout cherché à produire quelque chose qui ait du succès mais quelque chose qui les défoule, qui les libère. Après tout, ils ont les Bad Seeds comme source de revenus presque garantie, et ont tous largement passé l'âge d'aller faire la catin sur MTV. Et poum, en 2007 voici enregistré (en quatre jours de studio selon la légende) le premier album de Grinderman.

Mais que dit-il se disque ? Eh bien d'entrée de jeu avec un gros gras Get it on on annonce la couleur. Pas question d'ochestration complexe et raffinée comme dans les Bad Seeds, l'heure est au défoulement, au brut de décoffrage. Un retour aux tendances de The Birthday Party (groupe post-punk dans lequel Cave a officié quelques temps, qui mérite une écoute aussi) peut-être, mais en tout cas de la pêche et du rentre-dedans bien couillu. Continuons avec No pussy blues aux paroles tordantes, Electric Alice et Grinderman hypnotiques, ... mais c'est qu'ils savent faire quelque chose de simple aux accents de garage sans pour autant tomber dans la facilité du bourrin en plus ! Des artistes moi je vous dis ! On repart dans des endiablées plus rock'n'roll le temps d'un Depth Charge Ethel avant de revenir à de la bonne chanson de texte avec le magistral Go tell the women mais c'est vite reparti pour le duo pêchu I don't need you (to set me free) et Honey Bee (let's fly to Mars). Man on the moon d'une émotion déchirante, où Nick Cave rappelle quel bon chanteur il est, When my love comes down tendu à souhait, et enfin Love bomb pour cloturer comme il se doit ce disque un peu trop court en fait. 40 minutes de bonheur ça fait jamais que 40 minutes...

Un disque mené de main de maître, où Nick Cave sait rappeler une fois de plus que son succès n'est pas volé, et qu'il sait s'entourer de musiciens d'exception. Comme l'ont dit d'autres avant moi : il n'y a rien à jeter de ce disque. Un délice à découvrir ou redécouvrir avant la sortie du deuxième album, prévue pour septembre 2010.

(Cet article a été publié sur La Fougère, blog musical sans restriction.)

...la suite par ici...

01/07/10

Black Sun Empire - Cruel and Unusual

Le mouvement drum'n'bass a eu son espèce d'époque de grande gloire, on ne parlait que de ça et pour être un mec cool il fallait forcement s'être fait réveiller par la police la tête dans la boue d'une freeparty dont le mur de son martèle depuis des heures. Maintenant c'est plus trop ça, c'est plutôt les pop acidulées ou à tendance revival qui ont la cote, donc je peux parler de drum'n'bass. De drum'n'bass hollandaise. Paie ton stéréotype.

Black Sun Empire est une bête à trois têtes, nommées Rene Verdult, Milan Heyboer, et Micha Heyboer. Venus d'Utrecht dans la plate mais charmante Hollande, ils sont comme leurs compatriotes de Noisia des hommes à tout faire qui ont évolué dans les styles et les vagues, mixé, remixé, collaboré avec plus d'artistes qu'on pourrait en citer, ... et continuent encore de produire via leurs deux labels et d'organiser des soirées. C'est bon là on a rangé au placard le stéréotype du hollandais avec sa meule de gouda et son joint au bec qui regarde passer une péniche ?

Comme souvent dans ce milieu, et à l'inverse des stars MTV, Black Sun Empire a du beaucoup tourner, mixer, faire danser et se faire connaître avant d'avoir l'occasion d'enregistrer un album full-length. Ce premier album est sorti en 2005, soit après dix ans d'activité donc, et s'intitule Cruel and Unusual. Huit titres qui curieusement n'essaient pas de s'enchaîner. Chacun a droit à son introduction, à son développement, à sa conclusion. Ceci est un album, un vrai.

C'est plaisant d'ailleurs, dès le début l'auditeur est accueilli dans un paysage sonore qui sait s'installer à son aise malgré l'urgence qui est imposée par le rythme drum'n'bass, l'énergie vient par vagues plutôt qu'en une grosse baffe et on se laisse emmener. The Cooler, Everything, Bitemark, ... Chaque titre prend son temps mais amène son beat typé, racé, plus "drum" que "bass". Et ça y va sur les featurings qui passent de Noisia à Corrupt Souls en passant par SKC et Illy Emcee. Les sons sont travaillés, les rythmes entêtants, on a bien vite envie de se retrouver devant les mêmes dans une salle obscure au milieu de centaines de gens défoncés à l'exta bien partis pour danser pendant des heures. Hideous, Sideways, Future Frame, ... mouais en fait il manque un tout petit quelque chose. C'est du bon son, mais des fois ça manque un peu de structure, on ne sait pas exactement où ils vont par moments. Dommage, sans ça ce serait parfait. Breathe à l'introduction relaxante à souhait, au déroulement narratif qui ferait presque penser à de la musique de film. Et puis plus rien. Boh. C'est court, 55 minutes.

Black Sun Empire nous a servi là un album qui souffre ça et là de marques de jeunesse, qui seront rattrapées dans les galettes suivantes. Ça n'empêche absolument pas "Cruel and Unusual" d'être un moment de plaisir qui se laisse autant écouter en musique de fond qu'à fond les ballons. De la drum'n'bass comme on en fait peu, trop peu.

(Cet article a été publié sur La Fougère, blog musical sans restriction.)

...la suite par ici...

09/06/10

Soman - Mask

L'Allemagne est un beau pays. En tout cas, en matière de musiques électronique, elle a été gestatrice de grands précurseurs et continue de porter en son sein des scènes électroniques non négligeables parce qu'influentes de par le monde (les adeptes de house music me contrediront). Parmi toutes ces perles trop souvent méconnues, une est particulièrement discrète mais vaut vraiment de tendre l'oreille : Soman.

Soman est un projet à une seule tête, en la personne de Kolja Trelle, qui fut en son temps ingénieur son pour Absurd Minds ou Hocico, qui a remixé pour VNV Nation, et a quand même été signé chez Out Of Line ce qui n'est pas rien. Stylistiquement on lui colle souvent une étiquette EBM / powernoise, mais Soman est un mélange bien particulier de genre noise, electro, techno avec des incursions industrial, minimal, ... bref une drôle de bête qu'on a du mal à classer alors qu'elle a une personnalité bien propre.

Soman a sorti trois albums et un EP depuis 2003, celui qui m'intresse dans le cas présent est l'album Mask sorti en 2007 sur le label indépendant Infacted (oui, c'est allemand ;-)).

Mask s'ouvre avec Descent, une introduction déconstruite qui fait penser à l'effondrement d'un vaisseau au travers de plusieurs épaisseurs de baton ; c'est bruyant, brutal, dissonant et ça casse tout repère qu'on pourrait garder. Descent n'est qu'une ouverture vers le premier vrai morceau, Mask, qui annonce sans détour la couleur que prennent les oeuvres de Soman : des basses lourdes et nettes, des mélodies qui filent dans des aigus entêtants, une voix se pose dessus avec un chant en anglais qu'on n'entendra presque plus sur le reste du disque. La ligne de basse est omniprésente, elle martèle sans pitié l'auditeur qui est balancé au rythme de mélodies qui se déroulent lentement, progressivement. Simple et sans compromis, Soman sait ce qu'il veut, et il le fait.

Tout ceci peut paraître agressif, violent, un peu trop rentre-dedans pour ne pas céder aux plus vils stéréotypes du boum-boum, mais en fait il n'en est rien. Morceau après morceau on se laisse prendre par ces 4/4 entêtants, ces sonorités qui savent faire planer, cette voix sur Eye to eye qui n'est pas sans rappeler Pzychobitch, et surtout la production impeccable qui emballe le tout. L'artiste est ingénieur son et ça s'entend, tout est impeccable, les effets sont pertinents et subtils (ou, comme sur Detail deviennent part entière de la mélodie), le mixage laisse sa part à chaque voix. Mettez ce disque en musique de fond et avant de vous en rendre compte un pied battra, une tête balancera, ... c'est ça, l'effet de Soman. Du beau boulot.

En bref, un disque qui n'est pas forcément le plus accessible de tous, mais qui sait convaincre ceux qui lui laisse le temps de les séduire. Brut sans être brutal, net mais en finesse.

(Cet article a été publié sur La Fougère, blog musical sans restriction.)

...la suite par ici...

03/06/10

Maybeshewill - Not for want of trying

Au royaume du post-rock et assimilés, il y a les mastodontes Mogwai, Godspeed You! Black Emperor, God is an astronaut, ou autres Explosions in the sky ... et puis il y a les nouveaux venus, les moins connus, ceux qui pour l'une ou l'autre raison ne sont pas des noms qu'on a déjà entendus mais qui valent vraiment le détour. Maybeshewill est très clairement de ceux-là.

Maybeshewill est un groupe britannique, originaire de Leicester, un trio au studio (James Collins, Robin Southby, John Helps), quatuor sur scène (Jamie Ward les rejoint armé de sa basse); Maybeshewill est indépendant, Maybeshewill est même un de ces groupes DIY (Do It Yourself) ; preuve vivante que tout s'apprend et qu'un artiste peut assurer sa production, enregistrement, mastering et distribution lui-même. Maybeshewill c'est donc un groupe de musiciens, un label, une agence de booking, un studio d'enregistrement et une structure de promotion. Je ne sais pas si vous avez idée du travail de bénédictin que ça représente, mais ces garçons en ont, et en veulent !

L'album "Not for want of trying" est leur premier, sorti en 2008. C'est d'ailleurs là que ça devient impressionnant, ce premier album est d'une maturité, d'un aboutissement qui laissent coi. Mélodies, orchestration, enregistrement, mixage ... tout est impeccable, d'un professionnalisme qui donnerait à rougir à bien des professionnels. L'album s'ouvre sur "Ixnay on the autoplay", une introduction en 102 secondes portée au piano et samples aux sonorités réminescentes de 65daysofstatic. Et là, on entre dans le vif du sujet avec "Seraphim & Cherubim" où la batterie arrive, insistante et obsédante, soutenue par une guitare saturée. la force est là, l'émotion est là, le piano revient vite la rejoindre pour ce qui est vite un entrelac de passages léger en dialogue de piano et d'arpèges aériens, et de passages plus lourds qui forcent presque à se lever et courir le poing en avant.

Effectivement comme ouverture ça rappelle tellement 65daysofstatic que beaucoup ont certainement lâché ici en collant une étiquette "YA65DOS" avant d'aller voir ailleurs.

Grave erreur.

Le disque continue avec l'énergique "The Paris Hilton sex tape" et déjà l'alchimie de Maybeshewill fait son effet. Ici il n'y a pas d'usage abusif du contretemps ou d'une boîte à rythme qui flirterait avec le breakcore comme le ferait 65daysofstatic ; ici tout semble s'articuler de façon très naturelle, l'instrumental déroule son histoire tout en sincérité et sans faux artifices, toujours porté par une batterie mise en avant, on se surprend à battre la mesure et il faut bien l'admettre, c'est puissant. Vient "I'm in awe, Amadeus" où un deuxième clavier se joint au premier, les frontières entre musiques électroniques et post-rock se gomment avec un naturel déconcertant, et c'est tellement bon ... et toujours ces crescendo qui savent aller jusqu'à l'instant climactique où les émotions explosent en un paysage sonore terriblement beau. L'émotion se mèle tout aussi bien à la force dans le souple mais énergique "We called for an ambulance but a fire engine came", à ce stade-ci il est bien clair que les comparaisons avec 65daysofstatic n'ont pas lieu d'être, Maybeshewill sait mener un voyage sonore de main de maître.

Du chant à deux voix sur "Heartflusters", le retour de l'urgence, de la détresse sur "C.N.T.R.C.K.T.", la terrible mélancolie de "He films the clouds pt. 2" et comme duo final la plage titulaire "Not for want of trying" et la berceuse "Takotsubo" qui à deux sont comme une preuve que Maybeshewill sait en deux morceau nous promener dans toutes les émotions, tous les paysage qui ont fait de cet album un plaisir dont on ne voit pas passer le temps.

"Not for want of trying" est un album qui sait se faire abordable sans sombrer dans les stéréotype, une belle porte d'entrée vers les expérimentations que la niche post-rock réserve. Je le recommande vivement.

(Cet article a été publié sur La Fougère, blog musical sans restriction.)

...la suite par ici...

02/06/10

Microsoft Internet Explorer et les fichiers CSV générés par PHP

Je ne sais pas si je l'ai mentionné, mais dans la vraie vie j'ai un vrai métier, et ce vrai métier implique (entre autres choses passionante) pas mal de développement sur-mesure en PHP. Aujourd'hui un client m'a fait (re)découvrir une triste vérité : dans la vie, il y a les standards, il y a Microsoft Internet Explorer, et l'intersection entre les deux ensemble est pour ainsi dire inexistante. Pourtant je ne lui parlais pas de haute technologie, je lui parlais de fichiers CSV (comma-separated values), un format bien plus vieux que moi.

Le contexte est assez simple : soit une plateforme d'e-learning (basée sur le logiciel libre Chamilo), le commanditaire souhaitait pouvoir fournir au client final un moyen simple d'obtenir les données de suivi de ses apprenants dans un format pratique. Nous avons donc convenu des champs de données à fournir, de leur format, et d'un modus operandi. Le plus simple pour le client étant de disposer d'une URL lui fournissant directement un fichier CSV avec des données à jour, j'ai concoté un script PHP qui va chercher à la demande les données qu'il faut, les formatte en CSV, et les sert en tant que tel au client. En pratique, le client ouvre une URL dans son navigateur, le fichier est téléchargé, et comme c'est bien fait le navigateur lui propose directement d'ouvrir son fichier dans Excel (ou équivalent). Pratique.

Pour ce faire la recette est simple : les en-têtes HTTP permettent de définir un "Content-type" donc de dire clairement au navigateur "ce que je te donne là, c'est des données de tel type, pas du texte brut dénué de sens". Un petit tour dans les textes normatifs me disent que le MIME-type pour du CSV est "text/mime", j'ai donc codé la fonction suivante :


function serve_as_csv($csvdata) {
$date = date("Y-m-d");
$filename = "tracking-$date.csv";
header("Content-lenght: ".strlen($csvdata));
header("Content-type: text/csv");
header("Content-Disposition: attachment; filename=$filename");
ob_start();
echo $csvdata;
ob_end_flush();
exit;
}


Jusqu'ici tout va bien, tous les navigateurs s'en sortent. Sauf IE. Ce brave petit n'est pas foutu de reconnaître un MIME-type défini il y a une quinzaine d'années, on n'est pas sorti de l'auberge. La documentation de Microsoft conseille de le servir en tant que "application/download" mais évidemment ça ne marche pas plus. On ne va quand même pas imaginer que de la documentation Microsoft pour contourner un défaut d'un logiciel Microsoft soit fiable ...

J'ai donc du passer en revue tous les MIME-types plus ou moins délirants qui pourraient vaguement être associés à un CSV. Aucun n'est bon. On vise à côté, il faut d'abord expliquer à cette andouille comment on gère du cache, ensuite on voit. Arrive donc la combinaison gagnante:


function serve_as_csv($csvdata) {
$date = date("Y-m-d");
$filename = "tracking-$date.csv";
header("Content-lenght: ".strlen($csvdata));
header("Pragma: must-revalidate");
header("Cache-Control: must-revalidate");
header("Content-type: application/vnd.ms-excel");
header("Content-Disposition: attachment; filename=$filename");
ob_start();
echo $csvdata;
ob_end_flush();
exit;
}


Là ça fonctionne avec Internet Explorer. Le souci vient par contre pour le reste du monde, qui ne sait absolument pas que faire de ce "application/vnd.ms-excel" défini dans aucune RFC et du coup propose tout au plus de télécharger le fichier, en tout cas pas de l'ouvrir avec un logiciel aapproprié. Génial. Donc il faut effectuer une vérification sur le User-Agent, quelque chose du goût de :


if (strpos($_SERVER['HTTP_USER_AGENT'], 'MSIE') !== false) {
// Ceci n'est pas un navigateur
}


Mais pour une raison qui doit certainement ne regarder que le jardinier du sultan du Brunei, Opera se déclare comme "Compatible MSIE" donc ce check est borké, puisqu'Opera ne sait pas trop (à juste titre) quoi faire de "application/vnd.ms-excel", ce n'est pas assez. Mais ce qui est bon c'est que ce n'est que la dernière particularité foireuse à prendre en compte. Donc, au bout de 30 minutes d'essais-erreurs, ça, ça marche :


function serve_as_csv($csvdata) {
$date = date("Y-m-d");
$filename = "tracking-$date.csv";
header("Content-lenght: ".strlen($csvdata));
if ((strpos($_SERVER['HTTP_USER_AGENT'], 'MSIE') !== false) && (strpos($_SERVER['HTTP_USER_AGENT'], 'Opera') == false)) {
header("Pragma: must-revalidate");
header("Cache-Control: must-revalidate");
header("Content-type: application/vnd.ms-excel");
}
else {
header("Content-type: text/csv");
}
header("Content-Disposition: attachment; filename=$filename");
ob_start();
echo $csvdata;
ob_end_flush();
exit;
}


Pfiou ! Donc voilà, ici pour la postérité.

...la suite par ici...

Où l'auteur annonce qu'il publie ailleurs (déjà)

J'ai mentionné il y a peu le fait qu'on m'a embrigadé pour participer à un blog musical de tous genres et toutes époques. Le blog est en ligne, il s'appelle La Fougère, et j'y ai publié aujourd'hui ma première chronique. La machine est lancée :-)

Comme annoncé le projet a été lancé et sera entretenu par des passionnés pour d'autres passionnés. L'objectif n'est pas de faire du trafic pour s'en mettre plein les fouilles avec de la pub, d'ailleurs on ne se prend pas trop au sérieux (je dis ça je dis rien, faut pas attendre d'un blog qui s'appelle "La Fougère" qu'il soit particulièrement sinistre). Le but est de partager, de faire découvrir, et de découvrir. Tout simplement.

Ma première contribution porte sur "Not for want of trying", le très bon premier album de Maybeshewill, lisible ici.

...la suite par ici...

31/05/10

Quit Facebook Day

Aujourd'hui nous sommes les 31 mai 2010, jour choisi pour l'accomplissement de leur croisade par les organisateurs du Quit Facebook Day. Je suis le seul qui s'étonne de voir qu'on ait besoin d'un meneur pour choisir de ne pas suivre un autre meneur ?

Le principe de Quit Facebook Day est celui que sous-entend son nom : à date fixée, les participants quittent Facebook en supprimant leurs comptes. Tous ensemble, le même jour ; portée symbolique, message fort, tout ça tout ça ... La raison invoquée est un peu la même que d'habitude : Facebook is Evil, collecte de données personnelles à l'insu de notre plein gré (enfin c'était quand même écrit, mais passons), termes et conditions à géométrie variable, rétention de données.

En fait, il faut bien l'admettre, dire du mal de Facebook en 2010 c'est un peu comme dire du mal de George W Bush en 2005 ; avant tout une question de bien-penseance, ensuite éventuellement des convictions personnelles. On n'aime pas les termes et conditions de Facebook parce qu'un blogger influent en a dit du mal. Pourraient être légion les sites qui collectent des données de profilage et en font de la publicité personnalisée (donc qui vaut cher, faut pas avoir fait HEC pour comprendre ça), mais tant qu'on ne les pointe pas du doigt tout le monde s'en fout. Vous lisez les termes et conditions avant de cliquer sur "j'approuve" vous ? Moi non plus.

Passons, sinon on va penser que j'approuve complêtement le caractère changeant de la politique de confidentialité de Facebook (à qui de toute façon je ne confie que des choses que j'accepte de voir portées sur la place publique). Voyons voir l'ampleur du bras vengeur symbolique que Quit Facebook Day va abattre sur Mark et ses potes, c'est d'autant plus aisé que la page du projet indique un compteur des e-activites 2.0 qui se sont e-engagés à e-agir en cliquant sur un bouton. Bon bon bon ... alors ... 25865 promesses. Pas mal ! Tiens, en proportion du total ça fait combien ? Facebook compte aux alentours de 400 millions d'utilisateurs. Clairement, Mark tremble.

Le plus rigolo ? L'événement est vanté par trois pages sur Facebook. Halala l'activisme 2.0 ...

...la suite par ici...

26/05/10

Où l'auteur annonce qu'il va publier ailleurs (aussi)

Tiens on dirait que, quoique tardif, le printemps est arrivé bel et bien avec son regain d'énergie, de motivation, et de coups de bit^W^W^Wprojets enthousiastes. Bien ça ! Il était presque temps. Vous l'avez déjà fait à plusieurs ? Moi pas, donc je m'y essaie et nous verrons bien ce que ça donne.

L'idée a germé dans l'esprit d'Antoine "FrenchFigaro" Berbineau, dont la plume vaut vraiment le détour, et consiste en un blog de chroniques musicales par et pour des passionnés. Aucun limite de style ou d'époque, pas d'écho de ce que les grands médias crient tous en choeur (donc pas de chronique du dernier Lady Gaga ou Christophe Maé), mais une poignée de mélomanes aux goût aussi variés et eccléctiques que possible qui vont faire de leur mieux pour vous fournir un flux constant de chroniques sincères. Evidemment, si j'en parle c'est que je fais partie de ceux qui ont été embrigadés pour participer à la chose, et ce que j'y publierai sera sûrement publié ici aussi.

L'idée ce n'est pas de faire des pageviews par milliers en se la jouant démago, encore moins de faire du fric. On parle de blog comme ils auraient toujours du le rester: sincères, désintéressés, pour le plaisir de partager une découverte ou une opinion. On dira ce qu'on voudra mais des fois ça manque, de ne pas se demander en lisant une critique positive si son auteur a été payé pour ne dire que du bien.

Voilà voilà, plus de détails quand ça passe en concret, mais dans l'immédiat je suis joie et enthousiasme :-)

...la suite par ici...